Le burnout : pas toujours la faute de l’employeur…


Santé, sécurité et mieux-être au travail / mercredi, janvier 17th, 2018

On connait tous quelqu’un qui a fait un burnout. Bien que certains facteurs puissent réduire les chances d’en souffrir, personne n’est à l’abri. Un travailleur sur quatre est atteint de problèmes de santé mentale. Ça vaut la peine d’en jaser.

Quand un travailleur s’absente pour cause d’épuisement professionnel, on a tendance à blâmer systématiquement son milieu de travail. Après tout, ce n’est pas pour rien que ça s’appelle un épuisement « professionnel, » right? Beep. Mauvaise réponse.

Jasons d’abord des facteurs contribuant au burnout. Au travail, les tâches aux exigences psychologiques élevées, la supervision abusive du boss, la présence de comportements agressifs dans son milieu ainsi que l’insécurité d’emploi sont tous des facteurs qui augmentent les chances de souffrir d’un burnout. Une étude québécoise soulève cependant la présence de facteurs individuels qui exercent aussi une influence non négligeable sur la santé mentale. Avez-vous un problème d’estime de soi? Habitez-vous seul? Avez-vous une vie sociale satisfaisante? Travaillez-vous lorsque vous êtes en congé ou en vacances? Souffrez-vous de problèmes de santé chroniques, tels que le diabète, l’hypertension, les maux de dos, les migraines ou l’asthme? Est-ce que votre couple vit des tensions? Êtes-vous une femme? Ces facteurs augmentent tous vos chances de souffrir d’une maladie mentale…

C’est souvent au travail que les symptômes du burnout se font d’abord sentir.  Ils apparaissent lentement et sournoisement mais sûrement. Graduellement, le travailleur perd de l’efficacité. C’est alors qu’on pointe du doigt l’employeur… Serait-ce possible que le travail ne soit cependant que la goutte qui ait fait déborder le vase? Détrompez-vous, je ne dis pas que l’employeur n’a pas sa part de responsabilités dans l’équation. Je dis simplement qu’il faut être prudent avant de sauter aux conclusions…

Dans la vie, il y a des choses sur lesquelles l’individu a du contrôle et d’autres sur lesquelles l’individu n’a pas ou peu de contrôle. Par exemple, le travailleur n’a pas nécessairement de contrôle sur les politiques de gestion, sur les programmes de santé et mieux-être en entreprise ou encore sur sa charge de travail. Cependant, il exerce certainement un contrôle palpable sur plusieurs éléments de sa vie personnelle, notamment sa vie sociale, sa vie de famille et ses habitudes de vie. Vois-tu où je veux en venir? Prends soin de toi et la vie te le vaudra bien! Be safe!

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