Perdre ta job, c’est comme perdre un être cher…


Carrière, Développement de carrière / dimanche, mars 11th, 2018

Présentement, tu as peut-être l’impression que la terre vient d’arrêter de tourner. Tu as perdu ta job. Tu n’en reviens tout simplement pas que ça t’arrive à toi. Tu es en TA après ton ancien boss. Tu te sens coupable et tu te questionnes à savoir ce que tu aurais pu faire ou ne pas faire pour éviter ça. Puis, la réalité te rattrape. Tu es sur le chômage…

Non, ta vie n’est pas finie! Perdre un emploi, ça veut dire que tu auras un deuil à faire. Le processus de deuil est le même que lorsqu’on perd un être cher. Voyons voir… Il y a plus de 2 ans, j’ai perdu mon père. Il n’avait que 63 ans. J’ai appris l’existence de son cancer 9 mois avant sa mort. Le choc était tel que, lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai passé la nuit à faire du ménage. Je n’avais aucune émotion mais plutôt un boost d’énergie incroyable. J’étais sous le choc. Dans les 48 heures qui ont suivies, j’ai commencé à en vouloir à de purs inconnus. Le simple fait de croiser une personne âgée dans la rue me rendait folle de rage. Pourquoi la vie s’en était prise à mon père qui n’avait même pas encore pu profiter de sa retraite? J’étais en colère. Puis, je me suis faite à l’idée : il allait mourir. À 32 ans, j’allais perdre mon père. C’est ce qui est éventuellement arrivé. J’ai pleuré un peu chaque jour pendant 6 mois. Il me manquait tellement. J’étais triste. La vie a suivi son cours. L’automne dernier, je ne vous mentirais pas en vous disant que j’ai oublié le 2e anniversaire de décès de mon père. Ben oui! J’y ai pensé quelques jours plus tard et j’en ai rigolé tout en m’adressant à mon père là-haut. Que veux-tu? J’avais des projets plein la tête à ce moment-là. J’étais ailleurs. Bref, je savais que mon deuil était fait. J’avais accepté sa mort.

Comprends-tu pourquoi je te dis que le deuil associé à la perte d’un emploi est similaire à celle de la perte d’un être cher? Les grandes étapes du deuil sont les mêmes : (1) le choc et le déni; (2) la colère; (3) le marchandage; (4) la dépression et la tristesse; (5) l’acceptation. Évidemment, la perte d’un emploi a des réalités additionnelles qui lui sont propres. Qui dit perte d’emploi dit réorganisation de son budget. Qui dit perte d’emploi dans la cinquantaine dit défi additionnel.

Anyways, j’ai passé au travers. Toi aussi, tu passeras au travers. Ta vie n’est pas finie. Tu sais quoi? Il est même probable que, dans quelques années, tu réalises qu’il fallait que tu perdes cet emploi pour réaliser d’autres projets importants à tes yeux. Dans mon cas, la maladie de mon père m’a fait réaliser l’importance de la famille. Pendant ma vingtaine, je ne voulais rien savoir d’avoir des enfants. Ma conception de la vie et de la mort ont changé. Si je n’avais pas perdu mon père, je n’aurais probablement jamais eu d’enfant. Si je n’avais pas été en congé de maternité, je n’aurais probablement jamais démarré mon blog et écrit ces lignes.

Fais ton deuil. C’est correct d’en vouloir à ton boss et à la société. C’est correct de pleurer. C’est correct d’avoir mal en-dedans. L’important, c’est que tu t’accordes le temps nécessaire pour vivre tes émotions et que tu puisses en parler à quelqu’un autour de toi qui sera à l’écoute.

Ah oui! J’oubliais! Rends-toi service et ne prends pas de grandes décisions quant à ta vie professionnelle. Après tout, ça ne serait probablement pas les décisions du siècle! Lorsque ton deuil sera fait, il sera alors temps pour toi de passer à autre chose. Tu sais, parfois, il faut faire quelques pas à l’arrière pour mieux avancer… Courage!

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