5 leçons à apprendre des travailleurs immigrants


Développement de carrière, Marché du travail / samedi, juin 9th, 2018

Qui n’a jamais vu une personne immigrante fraîchement arrivée au Québec en plein hiver avec un coton ouaté et une tuque sur la tête à -30? À première vue, on peut penser qu’elle n’était pas bien préparée à ce qui l’attendait, right? C’est probablement vrai. Le hic, c’est qu’il n’y a pas seulement la température qui risque de lui donner la chair de poule.

Les personnes immigrantes qui viennent s’établir au Québec font face à de nombreux obstacles. En exposant certains de leurs défis et réalités, le présent article révèle 5 leçons que les Québécois de souche peuvent apprendre des travailleurs immigrants.

  1. Il n’y a rien de mal à accepter un emploi « en attendant que… »
    Comme le dit le dicton : « Si ton plan A n’a pas fonctionné, relaxe. Dis-toi qu’il te reste 25 lettres de l’alphabet. » Les personnes immigrantes pourraient t’en parler pendant des heures. Certains d’entre eux se qualifient pour immigrer au Québec grâce à leur éducation. Or, lorsqu’ils posent pieds dans La Belle Province, ils doivent composer avec un processus parfois très long et coûteux afin d’exercer leur profession (ex. : évaluation comparative des études effectuées hors Québec, examens de connaissances, formations d’appoint, etc.). Accepter un emploi qui ne correspond pas nécessairement à leur objectif professionnel leur permet tout simplement de survivre et de s’intégrer, et ce, tout en complétant le processus qui leur permettra éventuellement de trouver leur vraie place sur le marché du travail québécois.
  2. Retourner aux études dans la quarantaine, ça se fait.
    La persévérance est une seconde nature pour maintes personnes immigrantes. Le diplôme d’études de leur pays d’origine a peu de valeur au Québec? Qu’à cela ne tienne! Nombreux sont ceux qui choisissent de retourner sur les bancs d’école pour mettre toutes les chances de leur côté afin de décrocher éventuellement un emploi avec un bon salaire et de bonnes conditions de travail pour ainsi améliorer leur qualité de vie. Pour certains groupes d’immigrants, notamment les cultures asiatiques, l’éducation est une priorité et extrêmement valorisée. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Après tout, une personne de 45 ans en a toujours pour une vingtaine d’années à travailler, right?
  3. La capacité d’adaptation est une aptitude qui s’acquiert!
    Personne ne naît avec une capacité de s’adapter au changement. Ça se développe! Les personnes immigrantes sont passées maîtres dans ce domaine. Déménager dans un nouveau pays, apprendre une nouvelle langue, se créer un nouveau réseau de contacts et réorienter sa carrière ne sont que quelques « petits » changements auxquels ils ont dû faire face! Qui parmi nous oserait relever ce défi? C’est ce que je pensais…
  4. Notre capacité de résilience fait une méga différence.
    Face aux traumatismes, certains s’en tirent mieux que d’autres. Malgré toutes les épreuves que plusieurs personnes immigrantes ont traversées (ex. : guerre civile, deuil de leurs proches, vie dans un camp de réfugiés, conditions de travail pitoyables, diplômes d’études brûlés sans possibilité de les récupérer, blessures corporelles, etc.), elles parviennent à vivre, rire, aimer et travailler. Pourtant, elles devraient logiquement être abattues. C’est complètement fou à quel point certaines personnes ont une capacité de résilience incroyable. À go, on leur lève notre chapeau!
  5. Donnez et vous recevrez!
    Pour certaines cultures, se soutenir les uns les autres est une seconde nature. Ton voisin gardera ton enfant pendant que tu seras au travail. Ta sœur préparera à souper pendant que tu feras tes courses. Ton ami t’offrira un toit si tu en as besoin. Ton frère te prêtera sa voiture. Ton oncle te trouvera un emploi. On appelle ça de l’entraide. Comment? Oui, de l’entraide!

Dans la prochaine décennie, le Québec accueillera des dizaines de milliers de personnes immigrantes. Il ne faut pas jouer à l’autruche et se mettre la tête dans le sable. Le Québec fera face à de gros défis. Le statut quo n’est tout simplement pas une option. La société québécoise se transformera. Le marché du travail sera ébranlé. Ce n’est qu’une question de temps avant que ton boss, ton voisin, ton gendre, ton ami et ton professeur soient des personnes issues de l’immigration. Pourquoi donc ne pas voir ces changements comme une opportunité pour avancer, s’améliorer et se développer?

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